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FURANIA | 1980 -2020 | 40 ans de musiques indépendantes à Saint-Étienne

Photo de couverture Tony MATHIEU aka T. OLD'RAT © Rä2
Photo de couverture Tony MATHIEU aka T. OLD’RAT © Rä2

Cet ouvrage FURANIA [livre et compilation] propose une histoire subjective – donc non exhaustive – des musiques indépendantes à Saint-Étienne, traversant les différents courants musicaux et quatre décennies, de 1980 à 2020. Il s’agit d’un portrait éclectique de la ville, réalisé grâce aux témoignages des actrices et acteurs qui ont fait les scènes musicales, à travers des collectifs, lieux, festivals, labels, magazines ou encore styles musicaux qui ont marqué l’histoire des passions musicales stéphanoises ces quarante dernières années.

Car pourquoi vivre à Saint-Étienne et y développer une activité culturelle ou une pratique artistique ? Qu’est ce qui fait que d’aucuns y sont restés, et que d’autres s’y sont installés, trouvant dans ces contrées un environnement accueillant pour leurs sensibilités étranges qu’ils ne trouvaient pas ailleurs ?

Le monde associatif stéphanois présente une structuration assez singulière dont l’inspiration puise dans le milieu ouvrier qui a si longtemps façonné cette ville et son image. Outre l’aventure minière qui continue de développer chez les Stéphanoises et les Stéphanois même d’adoption un certain goût du souterrain (underground) et de la solidarité (il faut compter sur son prochain quand on est au fond du trou), le monde du travail s’est aussi singularisé à Saint-Étienne par la pluralité d’ouvrières et et d’ouvriers très qualifié.e.s, fier.e.s de l’excellence de leur savoir-faire (métier de l’optique, du textile technique, des armes, des cycles).

Aussi le terrain associatif et culturel stéphanois a-t-il hérité de quelques caractéristiques de ce monde ouvrier : porté par des personnes engagées, indépendantes mais sachant s’entraider au besoin, pointues dans leur domaine, exigeantes dans leurs choix, creusant leur sillon tout en développant leurs réseaux de solidarité locaux, régionaux ou transnationaux. La conséquence de cette exigence revendiquée est le développement d’un sens certain de la radicalité, avec des difficultés certes, mais une radicalité constructive qui fabrique – souvent avec des moyens limités – toutes sortes d’événements, d’actions, d’objets, de projets, d’espaces d’expression.

C’est la notion de radicalité souterraine et créatrice qui sert de fil rouge à ce récit des passions collectives. Elles continuent, en musique, d’animer Saint-Étienne.

AZ, Saint-Étienne, Novembre 2023

Ici c’est Sainté !!!

J’ai atterri un soir d’avril aux artsduf.
J’ai décider de m’installer là-bas.
J’ai loué un local rue de la Franche Amitié.
J’y suis allée tous les soirs pendant quatre ans.
Les trois premières années on me parlait pas.
Je faisais semblant de rien en observant le mur du couloir.
Je cherchais à comprendre le code.
Pour avoir accès au gâteau, aux bougies et tout.
Et puis j’ai compris.
Y a pas de code, mon pote

On n’appartient qu’à soi-même et le gâteau est à prix libre.

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